
Si rester dans l'instant présent semble si difficile, ce n'est pas par manque de volonté, c'est à cause de notre héritage biologique.
Notre cerveau possède une partie très ancienne, le système limbique, dont le rôle est d'assurer notre survie. Pour lui, "penser, c'est anticiper le danger".
Ce cerveau instinctif nous pousse à mouliner sans cesse. Il nous fait croire que si nous arrêtons de penser, de prévoir ou de stresser, nous allons "droit dans le mur". C'est une erreur de logiciel : il confond la réflexion utile avec la rumination épuisante.
Pour ce cerveau, le silence ou l'immobilité riment avec "danger". C'est pour cela qu'il crée cette sensation d'ennui ou d'inutilité dès qu'on essaie de se poser.
Aujourd'hui, ce mécanisme de survie est détourné par notre environnement moderne :
Contrairement à ce que notre cerveau instinctif nous raconte, ce n'est pas dans l'agitation que nous sommes les plus performants, mais dans le calme absolu.
Les sportifs de l’extrême le savent : lorsqu'ils sont à 100% dans l'instant (l'état de "Flow"), leur mental se tait. Ils ne "pensent" plus, ils sont. Et c'est précisément là qu'ils sont les plus précis, les plus sécurisés et les plus vivants.
En réalité, c'est en ne s'arrêtant jamais que l'on va droit dans le mur (burn-out, fatigue chronique, perte de sens).
Mon approche consiste à "rassurer" votre cerveau instinctif pour lui montrer qu'il peut lâcher la garde sans danger.
En marchant en pleine conscience, on court-circuite l'addiction au stress et aux écrans.
On montre au corps que le "ici et maintenant" est un espace sûr, riche et vibrant, bien plus nourrissant que le monde virtuel.
Ce que le mental appelle "ennui" est en fait le seuil de la sérénité. Une fois franchi, on ne s'ennuie plus, on savoure.